quarta-feira, 1 de abril de 2009

G20: Sarkozy ne s’associera pas à «des faux compromis» - Libération, fr - link (aqui)

Nicolas Sarkozy. (REUTERS)

01/04/2009 à 09h06
Alors que s’ouvre ce soir à Londres le sommet du G20 sur la réforme du capitalisme financier, Nicolas Sarkozy souligne qu’aucun accord n’est encore stabilisé. Il ajoute cependant que «la politique de la chaise vide marquerait un échec» du sommet.

A quelques heures de l’ouverture du G20, ce soir à Londres, Nicolas Sarkozy continue de mettre la pression sur ses partenaires. Le Président a assuré, ce matin sur Europe 1, qu’il ne "s'associerait pas" à un sommet du G20 conclu par "des faux compromis", assurant qu'il "faut que de nouvelles règles se mettent en place" concernant le système économique et financier. Il a toutefois ajouté que "La politique de la chaise vide marquerait un échec" du G20.

Coup de bluff ou vrai ultimatum ? Toujours est-il que le chef de l'Etat affirme que les projets de déclaration actuellement sur la table pour le sommet ne convenaient pour l'heure "ni à la France ni à l'Allemagne", assurant que "le compte n'y est pas". Il a précisé qu'à l'issue des dernières tractations entre conseillers sur le communiqué final, "aucun accord n'est stabilisé"

Les «sherpas ont travaillé toute la nuit»

Il a toutefois souligné que les négociations se poursuivaient, indiquant que les "sherpas" des différents chefs d'Etat avaient "travaillé toute la nuit" à "l'élaboration d'un communiqué" et poursuivraient leurs discussions.

Parmi les points sur lesquels Paris veut des progrès, Nicolas Sarkozy a notamment évoqué la question des paradis fiscaux, jugeant qu'il "serait parfaitement inacceptable que des décisions concrètes ne soient pas mises en oeuvre dans les jours" qui suivront ce sommet.

"Nous voulons très clairement qu'on précise ce qu'est un paradis fiscal, qu'il y ait une ou plusieurs listes de places financières qui ne coopèrent pas au regard des critères de l'OCDE, et qu'on en tire les conséquences", a détaillé le chef de l’Etat.

Il a pointé du doigt les pays les "moins enthousiastes" sur cette question citant notamment la Chine. Il s'est dit en revanche confiant dans une évolution de la position américaine. "Mais maintenant, il faut des faits", a prévenu Sarkozy.

Pas de renforts militaires en Afghanistan

Sur l’Afghanistan, Nicolas Sarkozy affirme qu’"Il n'y aura pas de renforts militaires" français dans ce pays. Selon lui, "on ne peut pas partir d'Afghanistan comme ça. D'abord, parce qu'il y a un combat qui se mène contre Al Qaïda et on ne va pas laisser ce malheureux pays martyrisé (entre ses) mains". "En même temps, nous ne sommes pas une force d'occupation d'Afghanistan. Il faut donc afghaniser. C'est la raison pour laquelle nous aiderons à la construction d'une gendarmerie afghane".

Nicolas Sarkozy s’est aussi dit "ami des Etats-Unis", mais "un ami debout". Sur l’Otan, il a souligné que la France ne réintègrera pas le comité des plans nucléaires.

«Je vais sauver le site» de Caterpillar

Côté politique intérieure, le Président s’est exprimé sur Caterpillar. "Caterpillar, c'est une entreprise qui fabrique des engins de terrassement et qui travaille notamment pour les Etats-Unis, la chute de la demande est de 80%", a d'abord souligné Sarkozy. "Je vais sauver le site, je recevrai cette intersyndicale puisqu'ils m'ont appelé au secours d'après ce que je comprends, et on ne les laissera pas tomber", a-t-il ajouté. Alors que quatre cadres de l'entreprise sont retenus à son siège grenoblois, l'intersyndicale de Caterpillar France a lancé un appel à Nicolas Sarkozy et aux parlementaires européens pour qu'ils débloquent des fonds européens afin de soutenir l'entreprise visée par 733 suppressions d'emplois.

Plus globalement, Nicolas Sarkozy a jugé que "les Français en (avaient) plus qu'assez d'une pensée convenue, d'une pensée unique". Quant aux sondages plutôt mauvais pour lui, il s'est dit "assez occupé" pour ne pas avoir à "les commenter".

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