Les opérations de recherche ont repris mercredi pour tenter de retrouver d'éventuels rescapés. La France a démenti les informations selon lesquelles il y aurait un second survivant.
Et si Baya Bakari n'était pas la seule survivante du crash de l'A310 de Yemenia Airways, mardi, au large des Comores ? D'après un médecin, le principal hôpital de Moroni aurait reçu des instructions pour se préparer à recevoir un nouveau rescapé. «Il semble qu'un autre enfant ait été récupéré vivant en début de matinée. On n'a aucun détail sur lui parce qu'on ne l'a pas encore vu», a-t-il ajouté laissant entendre que ce rescapé est toujours entre les mains des sauveteurs.
Un autre médecin de l'hôpital El Maarouf a confirmé cette information sous le couvert de l'anonymat. «Si on retrouve un survivant aujourd'hui, c'est qu'il était vivant hier. Les recherches n'ont sans doute pas été menées comme il se devait», a-t-il déploré.
Le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, qui se trouve sur place, a toutefois démenti ces informations.
Les opérations de recherche d'éventuels survivants ont repris mercredi matin, après avoir été interrompues la veille, à cause de la nuit et de mauvaises conditions météo. Quant aux opérations de récupération de la boîte noire, elles doivent commencer dans la journée. «Le signal de la boîte noire a été localisé hier (mardi) à 16h30, heure locale (15h30 à Paris) par une patrouille aérienne à 40 km des côtes de Grande Comore», a annoncé mercredi Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération, sur place. Une information confirmée peu après par Dominique Bussereau. Le secrétaire d'Etat chargé des Transports n'a toutefois pas précisé de quel type il s'agissait, l'enregistreur des données en vol (DFR) ou l'enregistrement des conversation en cockpit (CVR).
C'est La Rieuse, un patrouilleur français attendu sur zone dans la journée, qui devrait initier les opérations de récupération de cette boîte noire. La France a également dépêché la frégate Nivôse, arrivée à Mayotte pour du ravitaillement.
Un Transall de l'armée française a également capté mardi le signal d'une «balise de détresse» qui pourrait provenir des débris de l'A310, selon l'état-major, sans plus de détails. Interrogé sur la nature de cette balise et la possibilité qu'elle soit liée à l'une des boîtes noires de l'appareil, un porte-parole a indiqué qu'il ne disposait pas de plus d'informations.
Les Comores accusent Paris
Même si la compagnie aérienne est largement pointée du doigt pour manque de sécurité sur son appareil, les causes exactes du drame sont encore indéterminées.
Mercredi, le vice-président des Comores et ministre des Transports, Idi Nadhoim, a directement mis en cause la responsabilité de la France, après que Dominique Bussereau a annoncé que l'A310-300 de la Yemenia avait été interdit de voler dans le ciel français en 2007.
«J'aurais aimé que les Français nous informent de l'état de cet avion, qu'ils nous disent s'il avait des problèmes (…) Est-ce qu'il s'agit-là de discrimination ?», s'est-il interrogé sur France 24.
«Air Mozambique ou Air Angola sont interdits : là on a compris. Mais on n'a jamais entendu parler» de la compagnie yéménite, a-t-il assuré, laissant entendre que des intérêts commerciaux étaient en jeu : «Ce sont des Airbus, une grosse entreprise européenne.»






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