01/08/2009 à 10h22
REPORTAGE
Patrizia D'Addario, l'escort-girl qui fait chanter Berlusconi, s'est produite vendredi dans une boîte parisienne. La plaisanterie potache a tourné à l'exhibition glauque.
SYLVAIN MOUILLARD
Un «événement décalé», une façon «humoristique de rebondir sur l'actualité». Jean-Eudes Bernard, chargé de la communication du Globo, une boîte parisienne, ne ménageait pas sa peine pour faire la promotion de la soirée «I love Silvio», organisée ce vendredi soir. La venue de Patrizia d'Addario, l'escort-girl italienne qui distille depuis le début du mois les détails de sa relation avec Silvio Berlusconi, a tourné à la mauvaise farce. Récit.
Le buzz a parfaitement pris. Noués il y a deux semaines, les premiers contacts avec Patrizia d'Addario, 42 ans, se concrétisent rapidement. «Patrizia aime bien la France, elle a accepté de venir», explique Jean-Eudes Bernard, qui certifie qu'elle ne sera pas rémunérée pour sa venue. D'abord évoqué sur Facebook, l'évènement prend de l'ampleur quand il est annoncé par voie de dépêche AFP. «600 à 800 personnes» sont attendues, pas plus que d'habitude selon les organisateurs. Les journalistes mordent aussi à l'appât, pour ce qui est annoncé comme la «première apparition publique» de d'Addario depuis l'affaire.
Masques Berlusconi
Au programme, distribution de masques à l'effigie de Silvio Berlusconi à l'ensemble des participants, projection de photos du Cavaliere sur un grand écran et musique italienne. «On ne fait pas de politique, il ne s'agit pas d'être pour ou contre le président du conseil italien, ou pour ou contre le proxénétisme (sic)», résume Jean-Eudes Bernard, qui explique avoir voulu «rebondir sur le côté drôle de l'affaire, sur le cliché de l'Italien un peu macho».
Ouverture des portes vers 23h30. Les employés sont habillés aux couleurs du Milan AC, le club de Berlusconi. De nombreux journalistes italiens ont fait le déplacement. Les révélations de d'Addario font scandale de l'autre côté des Alpes, où certains journaux, comme la Republicca et de l'Espresso, sont partis en croisade contre Berlusconi. L'aspect politique de l'affaire intéresse beaucoup moins les photographes. «C'est plutôt le feuilleton de l'été», explique Jean-Eudes Bernard. A raison.
Assaillie par les photographes
Il est près d'01h00 quand «Patrizia» arrive. Malgré l'heure de retard sur l'horaire prévu, ils sont des dizaines à l'assaillir. Les flashs crépitent, les gardes du corps tentent tant bien que mal de protéger la starlette. Première disparition dans les coulisses. Dix minutes, la revoilà pour une nouvelle sortie express. Encerclée, Patrizia d'Addario aurait - dit-on - poussé la chansonnette, un «titre de sa composition».
Dans la boîte, l'escort-girl italienne passe quasiment inaperçue. La situation inspire «beaucoup de pitié» à Florian, «heureux néanmoins qu'elle lance sa carrière». Julio, un touriste italien, trouve la scène «grotesque», alors que Louis y voit «un scénario à la Guy Debord». Pendant ce temps, d'Addario reçoit. Assise sur une chaise dans un local s'apparentant à un parking et puant le tabac froid, string et soutien-gorge apparents, croix en pendentif, elle se fait photographier par la presse people.
Ce n'est qu'après avoir satisfait à ces obligations qu'elle répond aux questions des journalistes. Et débite des banalités. «Heureuse», elle veut «refaire sa vie et se produire dans des boîtes de nuit». Elle n'a pas de «remords» et assure ne pas avoir touché «un seul euro» depuis le début de l'enquête de la justice italienne. Vers 02h45, elle réapparaît enfin sur scène. Dans la salle, les gens dansent. Personne ne la remarque.





1 comentários:
c'est laborieux de faire une fete en l'honneure de "berlusconi"lui est moche mentalement,physiquement,c'est un mechant,fasciste,il s'en fou des gens qui n'ont pas d'argent,seul les gens important,riche l'interesse!il me degoute,pour rien au monde je voudrais le rencontrer,meme pour de l'argent,il pu,ce vile-escroc!
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