quinta-feira, 19 de novembro de 2009
Ana Belen - Federico Garcia Lorca - Muerto de amor
Federico Garcia Lorca
Ana Belen con Ketama
Album: Lorquiana - Poemas
'Muerto de amor' de 'Romancero gitano'
¿Qué es aquello que reluce
por los altos corredores?
Cierra la puerta, hijo mío;
acaban de dar las once.
En mis ojos, sin querer,
relumbraban cuatro faroles.
Será que la gente aquella
estará fraguando el cobre.
*
Ajo de agónica plata
la luna menguante, pone
cabelleras amarillas
a las amarillas torres.
La noche llama temblando
al cristal de los balcones,
perseguida por los mil
perros que no la conocen,
y un olor de vino y ámbar
viene de los corredores.
*
Brisas de caña mojada
y rumor de viejas voces
resonaban por el arco
roto de la medianoche.
Bueyes y rosas dormían.
Sólo por los corredores
las cuatro luces clamaban
con el furor de San Jorge.
Tristes mujeres del valle
bajaban su sangre de hombre,
tranquila de flor cortada
y amarga de muslo joven.
Viejas mujeres del río
lloraban al pie del monte
un minuto intransitable
de cabelleras y nombres.
Fachadas de cal ponían
cuadrada y blanca la noche.
Serafines y gitanos
tocaban acordeones.
Madre, cuando yo me muera,
que se enteren los señores.
Pon telegramas azules
que vayan del Sur al Norte.
Siete gritos, siete sangres,
siete adormideras dobles
quebraron opacas lunas
en los oscuros salones.
Lleno de manos cortadas
y coronitas de flores,
el mar de los juramentos
resonaba no sé dónde.
Y el cielo daba portazos
al brusco rumor del bosque,
mientras clamaban las luces
en los altos corredores.
Romance de la luna - Camarón de la Isla
Interpretado por: Camarón de la Isla, Paco de Lucía y Tomatito.
Poema de Federico García Lorca.
La luna vino a la fragua
con su polisón de nardos.
El niño la mira mira.
El niño la está mirando.
En el aire conmovido
mueve la luna sus brazos
y enseña, lúbrica y pura,
sus senos de duro estaño.
Huye, luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.
Niño, déjame que baile.
Cuando vengan los gitanos
te encontrarán sobre el yunque
con los ojillos cerrados.
Huye luna, luna, luna,
que ya siento sus caballos.
Niño, déjame, no pises
mi blancor almidonado.
El jinete se acercaba
tocando el tambor del llano.
Dentro de la fragua el niño,
tiene sus ojos cerrados.
Por el olivar venían,
bronce y sueño, los gitanos.
Las cabezas levantadas
y los ojos entornados.
Cómo canta la zumaya,
¡ay, cómo canta en el árbol!
Por el cielo va la luna
con un niño de la mano.
Dentro de la fragua lloran,
dando gritos, los gitanos.
El aire la vela, vela.
El aire la está velando.
Le sort de Cesare Battisti dans les mains du président Lula - Le Monde, fr - link (aqui)
Rio de Janeiro, correspondant
Le sort de Cesare Battisti, l'ancien activiste italien d'extrême gauche sous le coup d'une peine de réclusion à perpétuité en Italie, est désormais entre les mains du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva.
Par cinq voix contre quatre, la Cour suprême a autorisé, mercredi 18 novembre à Brasilia, l'extradition de M. Battisti vers l'Italie. Mais elle a décidé de laisser au chef de l'Etat le soin d'exécuter cette décision. Les avocats de M.Battisti, convaincus que le président Lula lui permettra de rester libre au Brésil, ont salué cette décision comme "une immense victoire".
Cesare Battisti a été condamné par contumace en Italie, en 1993, pour avoir commis ou préparé quatre homicides en 1978 et 1979 dont il s'est toujours proclamé innocent. Réfugié en 1990 en France, où il est devenu auteur de romans policiers, il s'est enfui au Brésil en 2004 pour échapper à une extradition, grâce à des faux papiers fournis, selon lui, par des agents secrets français.
Arrêté à Rio de Janeiro en mars 2007, il a été incarcéré dans une prison de Brasilia. En janvier 2009, le ministre brésilien de la justice, Tarso Genro, lui a octroyé le statut de réfugié politique, provoquant une crise diplomatique entre Rome et Brasilia. Le ministre a contredit ainsi l'avis défavorable formulé en novembre 2008 par le Comité national pour les réfugiés.
Le ministre s'est défendu d'avoir fait preuve de complaisance envers M.Battisti pour des raisons idéologiques. Il a mis en avant une jurisprudence datant de 2007, qui avait bénéficié à un ex-guérillero des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche). L'Italie a saisi la Cour suprême en demandant que M. Battisti soit extradé conformément au traité signé en 1989 entre les deux pays.
Après avoir suspendu deux fois ses débats, le 9 septembre et le 12 novembre, la Cour a donné son feu vert à l'extradition après avoir écouté son président, Gilmar Mendes, favorable à cette mesure.
TRENTE ANS DE PRISON
Faisant siens les arguments que le juge rapporteur, Cezar Peluso, avait mis en avant en septembre, le président a nié le caractère politique des "crimes de sang prémédités" imputés à M. Battisti. "Sinon, a-t-il souligné, on pourrait arriver à avoir des cas de viols, de pédophilie ou de torture traités comme des crimes politiques." La loi brésilienne interdit l'extradition d'un condamné pour raisons politiques.
La Cour n'attache à sa décision qu'une seule condition, déjà acceptée par l'Italie: la réclusion perpétuelle qui frappe M. Battisti devra être convertie en une peine de trente ans de prison, conformément à la législation brésilienne.
Ayant rendu son premier verdict, le tribunal a ensuite abordé son deuxième débat, sur une question encore plus décisive: le président Lula est-il ou non légalement contraint de suivre l'avis des juges ? Pour le président et le rapporteur de la Cour, le traité d'extradition oblige le chef de l'Etat à respecter leur décision. Faire autrement serait un "délit international".
Pour leurs adversaires, "la procédure d'extradition commence et s'achève avec l'exécutif", "le président de la République a le dernier mot", "la décision d'extrader un étranger est de son domaine exclusif et discrétionnaire". C'est cette thèse qui l'a emporté de justesse au terme d'un vigoureux débat.
La balle est maintenant dans le camp du président Lula. Le chef de l'Etat a fait savoir à plusieurs reprises qu'il était hostile à l'extradition de M. Battisti tout en laissant entendre, il y a quelques jours, qu'il suivrait l'opinion de la Cour si celle-ci devait revêtir un caractère impératif. Puisque ce n'est pas le cas, il a toute liberté pour autoriser M. Battisti à demeurer au Brésil, au prix d'un probable regain de tension diplomatique avec l'Italie.
L'affaire pourrait connaître un nouveau rebondissement, M. Battisti étant à la merci d'un procès pour falsification de documents et usage d'un faux passeport. En cas de condamnation, il devrait purger sa peine avant d'espérer retrouver la liberté. Ne pouvant plus être, selon la Cour, considéré comme un réfugié politique, il deviendrait ensuite un étranger en quête d'un statut de résident, avant de demander la citoyenneté brésilienne.
Cesare Battisti observe depuis une semaine une grève de la faim. Il affirme qu'il "ne retournera pas vivant en Italie". Son avocat, Luis Roberto Barroso, se dit convaincu que le président Lula "sera cohérent" avec "la décision de son ministre de la justice, avec le système de protection des droits humains et avec l'histoire de sa propre vie".
Battisti, la scelta difficile di Lula le ipotesi: persecuzione o caso umanitario - la Repubbica, it - link (aqui)

Dopo il via libera del Tribunale all'estradizione dell'ex terrorista in Italia la difesa studia come farlo restare in Brasile. L'ultima parola al presidente
dal nostro inviato OMERO CIAI
La normativa all'interno della quale Lula ha la possibilità di muoversi è quella del Trattato di estradizione sottoscritto da Italia e Brasile. Per intenderci egli non può confermare l'asilo politico concesso da un ministro del suo governo perché già dichiarato "illegale" dal Tribunale ma potrebbe utilizzare le eccezioni del Trattato dove queste stabiliscono le ragioni per le quali il Capo dello Stato ha facoltà di bloccare un processo di estradizione avallato dal massimo potere giudiziario. Il passaggio è stretto e impervio.
Una possibilità, forse l'unica concessa dal Trattato, sarebbe quella della "persecuzione politica". Ovvero, il Capo dello Stato può non estradare nel caso in cui sia manifesto il rischio di persecuzione per ragioni politiche. Come, ma non è il caso di Battisti, se ci fossero manifesti rischi di persecuzione per ragioni etniche, di razza o di genere. E su questo è iniziata subito dopo la sentenza l'offensiva della difesa di Battisti che pensa di utizzare alcune affermazioni, un po' troppo sopra le righe, fatte da ministri ed esponenti di primo piano del Popolo delle Libertà.
L'altra speranza per Cesare Battisti di evitare l'estradizione è la cosiddetta "soluzione umanitaria". Ipotesi che - dicono alcuni esponenti del governo - non piacerebbe affatto al presidente Lula ma che potrebbe diventare inevitabile se l'ex terrorista italiano dovesse insistere a lungo nello sciopero della fame. E' quest'ultimo scenario quello che preoccupa di più. Se Battisti, la sua difesa, e i deputati che lo sostengono dovessero scegliere la carta della drammatizzazione, la posizione del presidente potrebbe farsi sempre più incerta e il costo politico sempre più alto. Non c'è in questo momento in Brasile un movimento dell'opinione pubblica a favore di Battisti e contrario alla sua estradizione. Ma lo scenario potrebbe mutare.
In ogni caso è probabile che il presidente brasiliano attenda, prima di fare qualsiasi scelta, la pubblicazione ufficiale della sentenza emessa ieri sera dalla Corte Suprema. Per questo possono trascorrere anche due mesi. Dunque gennaio, quando il ministro della Giustizia Tarso Genro si dimetterà dal governo per presentarsi candidato all'elezione di governatore nello Stato di Rio Grande do Sul. Senza "l'irresponsabile" Genro - fin dall'inizio di questa vicenda fonti del palazzo della presidenza hanno rivelato l'irritazione di Lula per un atto, la concessione dell'asilo politico, ritenuto come minimo "un po' avventato" - il presidente sarà più libero di controfirmare l'estradizione?
(19 novembre 2009)
La justicia de Brasil aprueba la extradición del terrorista Battisti - El País, es - link (aqui)
El ex activista de izquierda italiano Césare Battisti recibe la visita de diputados de oposición brasileños este 17 de noviembre en una cárcel de Brasilia- EFELula podría retrasar su regreso a Italia para que antes responda por varios delitos
FRANCHO BARÓN - Brasilia - 18/11/2009
Según explicó ayer Mendes a la hora de emitir su voto, "ciertos crímenes, independientemente de su finalidad política, no constituyen crímenes políticos. De lo contrario, podríamos encontrarnos con casos de estupro, pedofilia, genocidio o tortura, entre otros, tratados como crímenes meramente políticos". Sobre Battisti, que militó en la década de los setenta en el grupo Proletarios Armados por el Comunismo (PAC), ligado a las Brigadas Rojas, recaen en Italia los asesinatos de Antonio Santoro, Lino Sabbadin, Andrea Campagna y Pierluigi Torregiani.
El tribunal reconoció que Lula puede revocar la decisión del STF y oponerse a la extradición. Aunque, el líder brasileño adelantó a principios de esta semana que "si la decisión de la Corte Suprema es determinante, no se discutirá, se cumplirá". No obstante, Lula sí tiene la posibilidad de retrasar al máximo el regreso de Battisti a Italia, ya que éste también responde ante la justicia brasileña por los delitos de falsificación y uso de pasaporte falso, que se remontan a su detención en Río de Janeiro en marzo de 2007. Podría darse el caso de que el Gobierno brasileño mantenga al ex terrorista en Brasil hasta que estos procesos queden zanjados.
Battisti se fugó de una cárcel italiana en 1981 y desde 1990 hasta 2004 residió en Francia bajo el estatus de refugiado político concedido por el entonces presidente François Mitterrand. Sin hacer acto de presencia, fue juzgado en Italia en 1993 y condenado a cadena perpetua por el asesinato de cuatro personas. Presionado por el Gobierno italiano, en 2004 el presidente Jacques Chirac le retiró la condición de refugiado político y Battisti decidió abandonar el país galo. Fue entonces cuando desembarcó en Brasil con pasaporte falso. A petición de Italia, la Interpol inició su búsqueda en el país suramericano hasta que dio con su paradero, en marzo de 2007, en Río de Janeiro. Desde entonces se encuentra recluido en el presidio de Pampuda.
En una decisión que sumergió a Brasil en una crisis diplomática con Italia, el ministro de Justicia brasileño, Tarso Genro, concedió el refugio político a Battisti en enero de este año. La decisión contradecía la decisión del Comité Nacional para los Refugiados (Conare), que depende del propio Ministerio de Justicia y que se había pronunciado previamente a favor de la extradición del italiano. Desde entonces, la presión diplomática de Roma ha sido de tal nivel que el propio Lula ha tenido que reconsiderar el caso Battisti.
El ex terrorista, que desde su fuga de Italia ha vivido en México, Francia y Brasil, llevaba ayer seis días en huelga de hambre para presionar a la justicia brasileña contra su extradición. Un grupo de 12 parlamentarios brasileños que se oponen a la extradición de Battisti y que en los últimos días han tenido contactos con él han asegurado que está "delgado, pálido y debilitado". "Nos ha dicho que no quiere morir a manos de su verdugo [el Gobierno italiano] y que por ello prefiere abandonar la vida por decisión propia", relató el diputado Chico Alencar.
Nos bares da vida

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Lula busca aval jurídico para Battisti continuar no Brasil - Folha de São Paulo - link (aqui)
Presidente pretende ignorar decisão do Supremo, que ontem decidiu pela extradição
Para maioria do STF, decisão sobre a extradição inicia e termina no Executivo; agora, governo buscará tese para evitar embate com Itália
ANDREA MICHAEL
KENNEDY ALENCAR
FELIPE SELIGMAN
DA SUCURSAL DE BRASÍLIA
O presidente Luiz Inácio Lula da Silva optou por ganhar tempo e buscar uma saída jurídica para manter no Brasil o ex-terrorista italiano Cesare Battisti, cuja extradição foi autorizada ontem pelo STF (Supremo Tribunal Federal. A AGU (Advocacia Geral da União) já foi acionada nesse sentido.
Depois de intensos debates entre os ministros, o STF decidiu-se ontem pela extradição do italiano, mas delegou a Lula a deliberação final. As duas votações foram definidas pelo apertado placar de 5 votos a 4.
O terceiro e derradeiro capítulo do julgamento começou com o presidente do tribunal, Gilmar Mendes, dando o voto de desempate pela extradição.
Além de considerar ilegal a concessão do refúgio político a Battisti, dada em janeiro pelo ministro Tarso Genro (Justiça), Mendes entendeu como comuns, e não políticos, os quatro assassinatos pelos quais o ex-terrorista foi condenado à prisão perpétua na Itália em 1988. No anos 70, ele militava no movimento de extrema esquerda PAC (Proletários Armados pelo Comunismo).
"Havendo democracia [como na Itália dos anos 70], não há espaço para crime político", disse Mendes em seu voto.
Esse entendimento prevaleceu, mas o ministro foi derrotado no outro ponto. Ele entendeu que a decisão do tribunal era "determinativa", ou seja, Lula estaria obrigado a extraditar o ex-guerrilheiro. Cinco ministros, a maioria, discordaram e votaram que o presidente da República não está compelido a seguir o tribunal. As extradições "começam e acabam no Executivo", disse Ayres Britto.
A Folha apurou que, se não encontrar uma nova fundamentação jurídica a favor do italiano, Lula extraditará Battisti para não comprar uma briga direta com o Supremo, corte de Justiça com a qual tem suas diferenças, apesar de ter indicado 7 dos atuais 11 ministros.
A avaliação da cúpula do governo é a de que Lula "não conseguirá agradar a gregos e troianos". O presidente sabe que parcela da esquerda brasileira ficará desapontada se ele optar por enviar Battisti à Itália. E sabe que a Itália reagirá furiosamente se mantiver o ex-terrorista no Brasil. Uma argumentação jurídica nova, dentro do tratado de extradição entre os dois países, minimizaria uma crise diplomática.
Segundo a Folha apurou, uma saída jurídica em discussão no governo é partir do entendimento de que o STF anulou a decisão do refúgio concedido por Tarso, que usou como argumento "fundado temor de perseguição política". Daí, seria possível usar o mesmo argumento como motivo para, respeitando o tratado de extradição que tem com a Itália, negar a entrega de Battisti.
Nos bastidores, avalia-se que Tarso falhou na concessão do refúgio a Battisti, pois ultrapassou o campo político e entrou no mérito da competência da Justiça italiana e da Corte Europeia.
Ontem, durante a sessão, o ministro Eros Grau, seguindo o relator do caso, Cesar Peluso, disse que, para se negar a entregar Battisti à Itália, o presidente Lula deve respeitar o tratado. Eros emendou, dizendo que o único argumento possível era a letra "f" do artigo 3º do documento, pelo o qual o Brasil alegaria fundado temor de que a Itália poderia submeter Battisti a "atos de perseguição e discriminação por motivo de raça, religião, sexo, nacionalidade, língua, opinião política, condição social ou pessoa".
Até a decisão de Lula, Battisti ficará preso.
Supremo se divide sobre poder do Executivo
Para derrotados, mesmo com decisão de ontem única opção de Lula é extraditar Battisti; vencedores dizem que ele não precisa seguir o STF
"É criar uma polêmica onde ela não há", disse a ministra Ellen Gracie, que votou pela extradição do italiano e pela decisão final ser do Supremo
Sérgio Lima/Folha Imagem![]() |
DA SUCURSAL DE BRASÍLIA Ao proferir o resultado da extradição do terrorista italiano Cesare Battisti, o presidente do Supremo Tribunal Federal, Gilmar Mendes, causou uma reação dos ministros que defenderam a liberdade do presidente Luiz Inácio Lula da Silva em resolver a questão.
Essa decisão, que prevaleceu por 5 votos a 4, representa uma derrota do relator do caso, Cezar Peluso, do próprio Mendes e dos ministros Ricardo Lewandowski e Ellen Gracie.
Ao final da sessão de ontem, que terminou após as 20h, o presidente do STF disse que o tribunal estava deferindo a extradição "sob a luz do tratado e das leis existentes sob o tema". Com isso, deixava implícito que Lula seria obrigado a seguir o tratado de extradição entre Brasil e Itália.
O fato irritou os ministros Cármen Lúcia, Eros Grau, Carlos Ayres Britto e Marco Aurélio Mello que optaram por deixar o presidente livre para decidir. "Vamos observar o colegiado. Não podemos adotar dois pesos e duas medidas", reclamou Marco Aurélio.
Mendes, Ellen, Peluso e Lewandowski argumentaram que o voto de Eros Grau teria ido na linha de obrigar Lula a cumprir o tratado bilateral, mas ainda não tinham ouvido o que o ministro tinha a dizer sobre seu voto. "O mais qualificado a dizer o que eu disse sou eu", afirmou Eros, visivelmente incomodado com o fato de não conseguir concluir o raciocínio.
Ele esclareceu, então, que votava com os ministros que defenderam a liberdade de Lula em decidir como quisesse sobre o futuro de Battisti.
Os ministros que saíram vencedores argumentaram que a competência de manter as relações internacionais entre os países, segundo a Constituição, é do presidente, e não do STF, e por isso, Lula pode fazer o que bem entender, até mesmo desrespeitar o tratado.
Afirmaram também que não cabe ao tribunal dizer o que Lula deve ou não deve fazer e, se ele quiser não respeitar o que diz o documento internacional, poderá até faze-lo, arcando com as consequências disso.
"Eu não posso prever se o presidente vai ou não vai cumprir o tratado, porque isso não está em jogo", disse Eros Grau. "O que estamos dizendo é que Lula não precisa seguir o que disse o Supremo", afirmou Marco Aurélio Mello.
Os ministros vencidos argumentavam que nunca na história do Brasil um presidente deixou de extraditar alguém após decisão do STF neste sentido.
"É criar uma polêmica onde ela não há. O que se procura agora é criar uma situação de constrangimento de ordem política ao presidente da República", afirmou Ellen Gracie.
"Não há espaço, pós-decisão, para a escolha quanto a sua observação, até porque o Supremo não é órgão de consulta", tentou argumentar Mendes. "A Suprema Corte se ocupa de um tema para depois dizer não, nós estávamos brincando, se trata de um rematado absurdo", afirmou Cezar Peluso.
Em entrevista a jornalistas ao final do julgamento, Mendes deu a entender que o entendimento sobre a palavra final ser do presidente da República em casos de extradição pode ser revista em julgamentos futuros.
"[A decisão] não significa que seja a posição final sobre essa questão. É toda uma situação nova que se criou que imagino não seja definitiva diante da precariedade de maioria e de ausência de ministros", disse.
O julgamento também foi marcado por protesto de grupos que defendem a causa de Battisti e alguns manifestantes chegaram a ser retirados do plenário por seguranças.
(FELIPE SELIGMAN e ANDRÉA MICHAEL)
Renata Lo Prete - Folha de São Paulo - link (aqui)
Fila do ponto
Depois do desgaste causado por levar à pauta o reajuste dos aposentados, o presidente da Câmara, Michel Temer (PMDB-SP), tentará hoje ser o fiador de um acordo para votar outro projeto de forte apelo eleitoral: a emenda que trata da redução da jornada para 40 horas. Em seu gabinete, sentarão os representantes das centrais sindicais e do empresariado, como os deputados Armando Monteiro Neto (PTB-PE), presidente da CNI, e Sandro Mabel (PR-GO).
A proposta é diminuir gradativamente a jornada, hoje de 44 horas, e simultaneamente atender um pleito dos empregadores, a retração dos encargos em folha de 20% para 14%. "A proposta é viável, desde que uma coisa venha combinada com a outra", diz Mabel.
Leãozinho. Lula, que ao chegar de viagem soube ter recebido telefonema da mãe de Caetano Veloso, ligou de volta. "Conversei com a companheira Canô", disse todo animado a auxiliares. Como se sabe, ela discordou publicamente das considerações do filho sobre o presidente.
Cristal japonês. Feito para arrancar lágrimas da plateia, "Lula, o Filho do Brasil" não conseguiu produzir esse efeito sobre os parlamentares governistas que compareceram anteontem à abertura do Festival de Brasília. Deixaram a sessão num clima de "desculpe, mas eu não chorei".
Perfil. A certa altura do filme, o personagem Lula diz à então namorada Marisa Letícia que adora "mulheres nervosas". Dúvida de um integrante do primeiro escalão presente à sessão de anteontem: "Será que ele estava se referindo à ministra Dilma?".
Tipo Diná. Os ensinamentos que Lula recebe da mãe são todos tão proféticos que, à saída da sessão, houve quem defendesse um outro nome para o filme: "Mãe Lindu".
Velhos tempos. A CUT abriu conta bancária para seus filiados depositarem ajuda a Luiza Erundina (PSB), condenada a pagar R$ 353 mil à Prefeitura de São Paulo. A entidade também fará depósito de R$ 20 mil com o argumento de que a punição à ex-prefeita se refere a uma greve encampada pela central em 1989.
Classe. Nota da Federação Nacional dos Urbanitários, que agrega praticamente todos os eletricitários do país, cobra "diminuição da dependência de Itaipu" e "diversificação da matriz energética".
Distensão. Uma das vozes do governo mais críticas ao furor suspensivo do TCU, Paulo Bernardo (Planejamento) almoçou ontem em Brasília com o presidente do tribunal, Ubiratan Aguiar, e o ministro Valmir Campello.
Veja bem. O TCU alega que, embora tenha fornecido subsídios, não foi responsável pelo acordo entre o Ministério Público e empreiteiras que resultou na manutenção das as obras do Rodoanel apesar de irregularidades apontadas.
Plantão 1. O documento do governo para a Confecom (Conferência Nacional de Comunicação), a ser realizada em dezembro, defende a veiculação gratuita de mensagens de "orientação à população" na TV quando houver crise na área de saúde pública.
Plantão 2. Argumento: mesmo com o desconto dado pelas emissoras nesses casos, o custo é alto. "O governo é muito onerado para proteger a população", diz o texto.
Outro lado. Líder do PSDB na Câmara paulistana, Carlos Bezerra diz que "seria ético, além de correto pelo regimento", o ex-tucano Gabriel Chalita (PSB) devolver ao partido sua cadeira na CCJ.
Visita à Folha. Micarla de Sousa (PV), prefeita de Natal (RN), visitou ontem a Folha. Estava acompanhada de Jean Valério, secretário de Comunicação Social, e Nelio Jr., assessor de imprensa.
Tiroteio
Se o Berzoini desafia a oposição a fazer ela também um filme, então reconhece que "Lula, o Filho do Brasil" não passa de uma peça de propaganda estatal e eleitoreira.
Contraponto
O guarda-costas
O líder da bancada tucana na Câmara, José Aníbal, folheava dias atrás o livro "Churchill e os Judeus" no gabinete contíguo ao do governador de São Paulo, José Serra, com quem falaria em seguida.
A folhas tantas, deparou-se com a foto de um funcionário encarregado de provar toda e qualquer comida, bebida ou charuto dado ao premiê britânico, de modo a protegê-lo de eventual tentativa de envenenamento.
Quando Serra chegou e Aníbal comentou o que havia encontrado no livro, o anfitrião resolveu provocar:
-Você faria isso por mim?
Os dois caíram na risada.
Kenneth Maxwell -Folha de São Paulo - link (aqui)
Os pássaros de Belton
O ANTIGO diplomata norte-americano William Belton morreu no dia 25 de outubro passado, em sua casa em Great Cacapon, na Virgínia Ocidental, aos 95 anos de idade.
Belton entrou para o serviço diplomático norte-americano em 1938, depois de estudar na Universidade Stanford. Ele nasceu em 1914, em Portland, no Oregon. Durante seus 32 anos como diplomata, serviu em Cuba e na República Dominicana, na Austrália e no Canadá, bem como na América do Sul. Aposentou-se em 1970, no posto de primeiro-secretário do consulado dos Estados Unidos no Rio de Janeiro.
Ao longo dos 30 anos seguintes, porém, Belton empreendeu uma segunda e mais ilustre carreira e se tornou um ornitologista autodidata e internacionalmente respeitado. Ele conquistou renome especial por suas pesquisas sobre a vida das aves no mais meridional dos Estados brasileiros, o Rio Grande do Sul. Viajando pela região em um jipe com reboque, e carregando um pesado gravador de rolo, Belton pacientemente registrou mais de mil gravações de canto de pássaros. No período entre 1971 e 1993, ele compilou um arquivo abrangente sobre os sons dos pássaros do Rio Grande do Sul.
As gravações de campo que realizou provaram a existência de muitas espécies desconhecidas. Entre os pássaros cujo som gravou estão o poético barranqueiro-de-olho-branco, o curió-do-brejo e o acauã.
Muitos desses cantos de pássaros únicos podem ser ouvidos online, na Biblioteca Macaulay, como parte da coleção do Laboratório de Ornitologia da Universidade Cornell, que abriga grande número das gravações de Belton.
O papa-lagarta-acanelado, por exemplo, registrado por Belson no Rio Grande do Sul em 19 de fevereiro de 1974, pode ser ouvido no endereço macaulaylibrary.org/ audio/19005.
William Belton escreveu o estudo definitivo sobre os pássaros do Rio Grande do Sul, publicado em dois volumes pelo Museu Americano de História Natural em 1984 e 1985. Também compilou um livro em formato reduzido, "Aves Silvestres do Rio Grande do Sul", com cem ilustrações em cores, e, em 1993, traduziu "Birds of Brazil: a Natural History", de Helmut Sicks.
A American Bird Conservancy criou um programa de bolsas em seu nome para apoiar trabalhos de campo, viagens e planos de conservação. É um tributo digno desse homem notável.
William Belton amava o Brasil e deixou uma coleção de gravações que reflete o seu profundo afeto por um componente fascinante da rica história natural brasileira.
Eliane Cantanhêde - Folha de São Paulo - link (aqui)
Abraço de afogados
BRASÍLIA - A história se repete: o PSDB tem um nome com maioria folgada nas pesquisas, o de Serra, mas não faz outra coisa senão solapar o seu candidato, como em 2002 e 2006. Desta vez, com decidida ajuda do parceiro DEM.
Tudo bem Aécio querer disputar, mas não tão bem ele dar palanque para Ciro atacar Serra. Ciro faz um ziguezague que pode ser tudo, menos favorável à oposição. Ameaça disputar contra Dilma, depois troca o domicílio eleitoral para dar palanque a ela no principal Estado, agora entra num jogo com Aécio que não fortalece nenhum dos dois, só enfraquece Serra. Parece coisa de agente duplo, e Aécio faz gênero garotão, mas não é nenhum ingênuo para não perceber.
Como tropa auxiliar do "oposicionista" Aécio e do "governista" Ciro, a dupla César e Rodrigo Maia, do DEM, diz que Serra "lembra os piores caudilhos". Boa forma de dinamitar os bons índices do único candidato que o DEM tem para tentar voltar ao poder. Ou melhor: para se manter vivo, porque está fora da máquina do Estado há sete anos e a vitória de Dilma pode significar mais 12: quatro dela e oito com a volta de Lula em 2014.
Bem... mas também há o lado pragmático do DEM, que tem juízo e se agarra aos 44% de Serra no último Datafolha como boia de salvação: Jorge Bornhausen, que só atua nos bastidores e não controla mais o partido, e Gilberto Kassab, o prefeito que está em vias de dar um presentão para o seu candidato: aumento de IPTU em ano eleitoral.
Enquanto Dilma chega a 2010 com o Bolsa Família, o Minha Casa, Minha Vida e o PAC, Serra vai com um aumento de até 60% do IPTU para 1,7 milhão de paulistanos. E, apesar das promessas (como em 2002 e 2006), sem Minas Gerais.
O PT ri à toa, enquanto o eleitorado chora, emocionado, com "Lula, o Filho do Brasil". Intelectuais viram a cara, mas, se o objetivo é eleitoral, quanto mais piegas melhor -para Lula e Dilma.
Clóvis Rossi - Folha de São Paulo - link (aqui)
13 + 45 = 75º
SÃO PAULO - Renato Janine Ribeiro, além de professor de ética e filosofia política na USP, é um dos raros intelectuais brasileiros que não renunciaram ao dever de pensar com a própria cabeça. A maioria prefere fazer propaganda do time que apoia ou praticar o culto à personalidade do presidente da República de turno. Contraria o próprio conceito de intelectual, nascido para a contestação.
Fiel a esse espírito livre, o professor Janine Ribeiro viaja no sonho de uma coligação PT-PSDB em um instigante artigo para a revista trimestral "Interesse Nacional" (www.interessenacional.com).
Resgato aqui apenas a afirmação do autor de que assume que "os dois partidos são melhores, eticamente, que a média".
Eu também assumiria isso, até que um e depois o outro chegaram ao poder federal e abalaram imensamente tal convicção.
O abalo tornou-se irreversível depois da coincidência de ter lido o artigo e, logo em seguida, tomado conhecimento do mais recente "ranking" da Transparência Internacional, em que o Brasil figura no indecente 75º lugar no quesito percepção da corrupção.
Ficamos, então, assim: depois de 15 anos de governo dos dois partidos melhores que a média, eticamente, continuamos a passar imensa vergonha nessa matéria. Quinze anos não é pouco tempo.
Aliás, os oito anos de Fernando Henrique Cardoso já seriam um bom prazo para ter dado um choque ético, assim como os sete anos de Luiz Inácio Lula da Silva.
É bom ter presente que há outro número 75 na história desses 15 anos: o igualmente obsceno 75º lugar no "ranking" de desenvolvimento humano das Nações Unidas.
É lugar-comum, mas ainda assim é preciso dizer que o excesso de corrupção mina as chances de tirar o Brasil do poço em matéria de desenvolvimento humano.
Tudo somado, são melhores ou farinha do mesmo saco?







