domingo, 10 de abril de 2011

Pablo Alborán - Solamente Tú con Diana Navarro

 
 

Pablo Alboràn "Desencuentro" (Con Estrella Morente)

 
 

Estrella morente - Volver - www.estrella-morente.com

 
 

CONCHITA MARQUEZ PIQUER "TATUAJE"

 
 

Isabel Pantoja - Amor gitano

 
 

Concha Buika - Ojos verdes

 
 

Concha Buika - Miénteme bien



Anna OXA - Un'Emozione da Poco

 
 

Ana Cañas - Esconderijo

 
 

Astrud Gilberto Baden Powell Os Maracatu • Gingele



Tom Zé - Defeito 3: Politicar



Tom Jobim, Chico Buarque e Edu Lobo - Choro Bandido

 
 

L'amant caché d'Edith Piaf - Le Figaro, fr - link (aqui)

-JEAN-MARC PARISIS
08/04/2011 | Mise à jour : 15:43



http://www.lefigaro.fr/medias/2011/04/08/4d0b564c-61e4-11e0-93c7-a6474c7e0ea7.jpg

Entre novembre 1951 et septembre 1952, Edith Piaf écrira beaucoup au champion cycliste Louis Gérardin pour qui elle voue un amour immodéré. Crédits photo : STEPHANE DE SAKUTIN/AFP.

Autant que Marcel Cerdan, cet homme-là lui fit tourner la tête: pendant un an, dans le plus grand secret, la Môme se consuma pour le champion cycliste Louis Gérardin. En témoigne une explicite correspondance amoureuse récemment mise au jour.

C'est l'histoire d'un homme qui tourne en rond et d'une femme qui déraille. Lui s'appelle Louis Gérardin, dit Toto, ancien dessinateur chez Renault, fou de vélo sur piste, champion du monde amateur de vitesse en 1930, passé pro, multiple champion de France, un cador du Vélodrome d'Hiver. Elle, c'est Edith Gassion, dite Piaf, petite reine mondiale de la chanson française, qu'on ne présente plus au moment de leur rencontre, fin 1951. A 36 ans, elle a déjà chanté l'Hymne à l'amour et C'est d'la faute à tes yeux. Rayon hommes, on ne compte plus ses trophées: Paul Meurisse, Yves Montand, Eddie Constantine, etc. Des sparring partners comparés au boxeur Marcel Cerdan, disparu deux ans plus tôt dans un crash d'avion aux Açores. Depuis, elle semble un peu groggy. Les rhumatismes articulaires justifient la morphine, la came légale. Son dernier béguin de circonstance, le pittoresque André Pousse, dit Dédé, pistard lui aussi, titi ultime plus tard abonné aux seconds rôles chez Audiard, lui a présenté son pote Toto, 39 ans, bien moulé, casque blond, deux billes bleues dans une bouille éternellement bronzée. «Pas une super vedette», d'après Jacques Marchand, ancien rédacteur en chef à L'Equipe, mais un «monsieur qui soigne sa mise et ses mots», qui sait parler à la presse, aux dirigeants, aux coureurs. Un milord, chromé. De quoi taper dans l'œil d'Edith qui débuta sur scène en 1935, au Vel' d'hiv' justement. Après la boxe, Piaf fait dans le vélo. Des sports aujourd'hui très en baisse à la bourse du glamour, mais dont les champions d'après-guerre faisaient figure de héros, redorant le moral et la vitrine d'un pays honteux depuis l'Occupation. «Cerdan allait battre les Américains chez eux. Louison Bobet, c'était le jeune qui sortait du maquis. Ils ramenaient la fierté. C'était la nouvelle France», résume Jacques Marchand. C'est l'époque où Antoine Blondin débute ses chroniques à L'Equipe, où Roland Barthes consacre un texte aux «surnatures» du Tour de France pour ses Mythologies. Au Vel' d'hiv', pendant les Six Jours de Paris, on ne parle plus de rafle, on saucissonne, on s'encanaille. Les cagnas, ces vestiaires où les pistards se font masser derrière un rideau, font fantasmer. Des starlettes donnent le départ et allongent la prime aux vainqueurs.
Ça roule aussi pour Edith et Toto. Elle va beaucoup lui écrire entre novembre 1951 et septembre 1952. Une correspondance inédite mise aux enchères chez Christie's en 2009, publiée aujourd'hui sous le titre Mon amour bleu(1). Piaf démarre sec: «Je t'aime de toute la force de mon âme de mon cœur et de ma peau, il n'y aura rien derrière toi, je veux que tu sois l'unique!» Ame, cœur, peau. La trinité piafienne déclinée sur des pages de cahier d'écolier, criblées de «mon adoré», «mon ange», «m'amour bleu», «moi!», «je suis toi!», «toi! toi! toi!!!» Au diable les virgules, les nuances. C'est l'hémorragie, stoppée aux points d'exclamation. Sidérants exercices de «ventriloquie fusionnelle », comme le note Cécile Guilbert dans une préface toujours pénétrante. Très chaude, la star n'en peut plus des «belles cuisses» et des «jolies fesses» à Toto, «aucun homme ne m'a prise autant que toi».
D'où le bêlement orgastique:
«Je t'aimmmmmmmmmmmmmmmme!», seize «m». Le «m» de la mort, car quand les amants sont séparés, elle compte les jours, les heures, se meurt. «Tout est sinistre», c'est le «gouffre». Ses lettres se doublent alors de télégrammes, de coups de fil compulsifs. On n'ose imaginer Edith au temps du SMS.

Cerdan et Gérardin, même combat

Ces litanies de «folle» suscitent un vague malaise, accru par un air de déjà-lu. Piaf s'épanchait pareillement auprès de Cerdan, dans le même registre de l'amour éperdu, possessif et mendiant (2). Cerdan et Gérardin, même combat, mais la prime au vivant, puisqu'elle a «enlevé la photo de Marcel». Qu'en dit Toto? On n'a pas ses lettres. D'ailleurs, il n'a rien d'un fortiche épistolaire («Tu ne m'écris jamais!»), mais entre les lignes de la chanteuse, on le devine parfois décontenancé ou exaspéré par le forcing sentimental et la dégaine de l'exaltée mal attifée. Jacques Marchand, qui a bien connu Cerdan et Gérardin, se souvient que le second restait discret et qu'on ne le questionnait pas: «Il disait seulement: "Excusez-moi, j'ai rendez-vous avec Edith", c'est tout. Cerdan parlait beaucoup plus de Piaf.» Et posait en photo avec elle, alors que Toto «ne s'affichait pas».
Il faut dire que les choses sont compliquées. Au début, Gérardin s'installe chez Piaf dans son appartement de Boulogne. Mais bientôt déboule un inspecteur qui perquisitionne. Piaf est accusée de recel de lingots d'or, de coupes de champion et d'une fourrure. Furieuse de voir son mari déserter le domicile conjugal en emportant des souvenirs, la femme de Gérardin a porté plainte. Ces épouses à diminutif ! Après Marinette Cerdan, voilà Piaf dans le collimateur de Bichette, pour un forfait imaginaire (3). Si l'affaire se tasse, le coup porte. En janvier 1952, Gérardin rejoint la chanteuse en tournée à Lille et lui annonce qu'il retourne chez Bichette. Edith encaisse, s'accroche. Sans Toto, son dernier espoir d'une vie «saine», elle court «vers la catastrophe», elle a «tant envie de vivre normalement», à 36 ans. Elle les imagine dans une maison avec «de beaux draps, de beaux services de table», des «porte-manteaux en biais (enfin je me comprends)»; il aura ses «housses» et «un placard à chaussures avec tous les ustensiles pour les cirer». Elle a même prévu une «petite pharmacie», utile aux chanteuses détraquées et aux cyclistes intensifs.
Alors qu'elle l'appelle son «maître», qu'elle s'excuse de son col tenu par une épingle, qu'elle troque ses pages de cahier pour du «beau» papier à lettres et qu'elle va jusqu'à lui confier la gestion de ses comptes détaillés, on apprend au détour d'une missive que Gérardin lui reproche de «trop commander». Bien vu, Toto. Le don oblige. Piaf donne tout, mais elle veut tout aussi. Tout ce qu'elle a perdu: un père, Louis Gassion, qui fut sa «seule famille», que Toto doit évidemment «remplacer»; et, bien sûr, un enfant (sa petite Marcelle, qu'elle avait délaissée, est morte de méningite à 2 ans, en 1935). Ce «petit être», elle le désire «par-dessus tout», «absolument», de Gérardin. Fusion donc, mais fusion-acquisition. De quoi faire réfléchir le pistard, coincé entre le cannibalisme de l'artiste dézinguée et les soupçons de Bichette, qui le fait filer par un détective. Ses résultats sportifs en pâtissent, il pédale dans la semoule, gros blanc dans son palmarès en 1952. Il veut s'échapper.

Encore une histoire

La fin de l'histoire n'étonnera que les naïfs, où l'on ne compte pas Cécile Guilbert, qui se demande à raison si la racinienne des faubourgs n'a pas surjoué la romance. En juin 1952, Edith attend toujours Toto «comme le messie» et signe encore: «Ton petit bout à toi tout seul!» Trois mois plus tard, l'air a changé; de New York, elle lui apprend son mariage avec le chanteur et parolier Jacques Pills. Elle ne va pas jusqu'à lui parler de la présence de Marlène Dietrich à la noce, mais elle le recadre gentiment: «Je t'ai averti mille fois que tu allais me perdre, mais tu n'as jamais réagi, alors ce qui devait arriver est arrivé; c'est qu'à force de vivre près de quelqu'un qui est tendre, gentil et plein d'attentions on se laisse prendre et je dois avouer que j'aime sincèrement Jacques!» Comment l'a pris Toto? Sûrement comme le dit Jacques Marchand: «Gérardin était assez intelligent pour savoir qu'il avait eu sa place dans la liste, son tour de gloire.» Sa carrière de coureur s'achève à la fin des années 50 (devenu entraîneur national, il placera sur orbite Daniel Morelon et Pierre Trentin, collectionneurs de records du monde et de titres olympiques dans les années 60-70). Une photo montre Toto aux Six Jours de Paris en 1958, bouffé des yeux par la starlette Michèle Mercier, qui ressemble à Monica Bellucci. Cette année-là, Edith, divorcée de Pills et sans enfants, serre de près un autre parolier. Un éphèbe de 24 ans. Il est marié et père d'une petite fille, il lui a écrit Milord. Il s'appelle Georges Moustaki. Encore une histoire.
(1)Mon amour bleu. Lettres inédites, d'Edith Piaf, préface de Cécile Guilbert, Grasset, 197p., 17€.
(2) Moi pour toi. Lettres d'amour, d'Edith Piaf et Marcel Cerdan, Le Cherche-Midi, 2002.
(3) Rapporté par Pierre Duclos et Georges Martin dans leur biographie Piaf, Le Seuil, 1993, rééditée en collection Points.

Relaxa e assuma



Deu no Blog do Josias (aqui)

09/04/2011

Justiça: chamar Marta Suplicy de perua não é crime


A mulher, como se sabe, tem muitos inimigos. Um deles é o costureiro, hoje chamado de estilista.
No limite, o estilista impede a mulher de enxergar que a verdadeira beleza não está nos panos, mas na inteligência à flor da pele.
Veja-se o caso de Marta Suplicy. Rica e bem-nascida, ela não é uma petista de mostruário. Foge do modelo militante prêt-à-porter.
Marta estava sentada no banco da escola católica Des Oiseaux havia dois anos, quando Lula aportou em Santos, nos idos de 1952, sem nunca ter lido um livro.
Ela estudava e passava as férias no castelo do avô barão, em Itaipava (RJ), na fase em ele vendia amendoim e tapioca nas ruas, para dar suporte à mãe.
Aproveitando-se das brechas que sua época abriu, Marta pulou de uma armadilha que ainda hoje aprisiona algumas mulheres.
Ela havia sido criada para viver num mundo de donzelas burguesas, matriarcas austeras e machos opressivos.
Traçaram-lhe um destino de horizontes acanhados: entregaria seus olhos azuis a um marido de boa cepa, teria filhos e administraria o lar.
Aproveitou-se da ventura de estudar nos EUA na fase em que jovens como ela se faziam notar queimando sutiãs em público.
Depois, quando as saias já se insinuavam no mercado de trabalho, ela ganhou fama na televisão, entre 1980 e 1986.
Invadia os lares, no matinal "TV Mulher", falando em masturbação, orgasmo e homossexualismo. Fez-se misturando ousadia e ideias.
Súbito, Marta decidiu encrencar com uma notícia de revista. Abespinhou-se por ter sido tachada no texto de “perua”. Foi à Justiça. Exigiu indenização.
Pois bem. Marta acaba de perder o processo no STJ, última instância do Judiciário para as causas infraconstitucionais.
O tribunal considerou "incabível" um recurso especial da senadora, que já havia sido derrotada na Justiça Federal de São Paulo.
O desembargador convocado Vasco Della Giustina achou que o Tribunal de Justiça de São Paulo dera ao processo um tratamento adequado.
Para ele, o recurso de Marta, chamado tecnicamente de "agravo de instrumento", visava apenas revolver os autos. Algo que não é atribuição do STJ.
Assim, prevaleceu a sentença do tribunal paulista. Uma sentença que anota o seguinte:
“Não se entrevê [...] carga ofensiva suficiente no emprego da referida expressão (perua) a ensejar o reconhecimento de lesão moral indenizável...”
“...A expressão ‘perua’, no contexto da matéria, foi nitidamente empregada para destacar o estilo pessoal da apelada [Marta]...”
Um estilo “...marcado [...] pela elegância no vestir. Note-se, a propósito, que a veiculação trata a recorrida como a ‘esfuziante ex-prefeita’...”
Algo que reforça “...a ideia de que a expressão [perua] foi utilizada para fins de simplesmente ressaltar o estilo pessoal da autora, nada mais”.
Ou seja: ficou entendido que chamar Marta Suplicy de perua não constitui crime, não ofende a honra da senadora e, portanto, não é passível de indenização.
Ficou claro, de resto, que ocupar um Judiciário já tão entulhado com certas causas não faz justiça à inteligência do autor da demanda.
As modas vão e vêm. Os rótulos mudam conforme o olho do observador. Só o ridículo é que nunca muda.

Escrito por Josias de Souza às 23h41

El retratista del lado oscuro - Queda la conciencia implacable - El País, es - link (aqui)

 

Sidney Lumet fallece a los 86 años tras una larga carrera - El realizador de 'Doce hombres sin piedad' concebía el cine como una forma de analizar el mundo

GUILLERMO ALTARES 10/04/2011

Sidney Lumet, fallecido ayer en Manhattan a los 86 años, fue un implacable retratista del lado oscuro de la sociedad estadounidense. Pocos directores han dado en la llaga tantas veces y de forma tan certera. A través de títulos como Doce hombres sin piedad, Sérpico, Tarde de perros o Network. Un mundo implacable, Lumet fue uno de esos artistas capaces de convertirse en la conciencia crítica de un país y nunca abandonó la garra combativa.

Sidney Lumet

Sidney Lumet, durante el rodaje de su filme Daniel en junio de 1996

Sus películas, de factura clásica, eran muchas veces oscuras y siempre mostraban los recovecos menos amables de Estados Unidos. Nacido en Filadelfia, aunque pasó la mayor parte de su vida en Nueva York, una ciudad profundamente ligada a su cine, Lumet es autor de cerca de 40 películas (y de más de 70 títulos si se incluyen también sus trabajos para televisión). Recibió un Oscar honorífico por el conjunto de su obra en 2005: hicieron falta cincuenta años de cine para que Hollywood reconociese el trabajo de un director que había rodado muchas escenas que formaban parte de la memoria colectiva. Pero nunca se mudó a California, ni fue complaciente con la industria ni quiso adaptar su discurso a las modas.
Su carrera, en una industria que acorrala demasiadas veces a los veteranos, fue extraordinariamente larga: dirigió sus primeros capítulos para series a principios de los años cincuenta, realizó su primer filme en 1957 -Doce hombres sin piedad, su segundo fue Todos los hombres del rey, una versión para televisión de la implacable novela ganadora del Pulitzer de Robert Penn Warren- y el último en 2007, Antes que el diablo sepa que has muerto.


Lumet siempre concibió el cine como una forma de análisis del mundo en el que vivía y, desde sus primeros títulos, lanzó una mirada nada complaciente hacia el mundo contemporáneo. Con los años no se fue dulcificando, más bien todo lo contrario, porque pocas películas tan desangeladas y certeras ha ofrecido el cine contemporáneo como Antes que el diablo sepa que has muerto. Su título más conocido es Doce hombres sin piedad (1957), una versión de la obra de Reginald Rose con la que se estrenó en la gran pantalla, en la que despedaza el sistema judicial estadounidense. Este filme, convertido en un clásico, refleja su estilo: blanco y negro sin concesiones, una historia llena de suspense que esconde mucha crítica social y, a la vez, un canto a la solidaridad y el compromiso, encarnado en la figura de Henry Fonda, que decide no dejarse arrastrar por la rutina sino tratar de que se haga justicia.
En la última entrevista a este diario, Lumet explicaba que no tenía móvil ni ordenador. "La gente se pasa 10 horas frente a la pantalla y lo triste es que piensa que está comunicándose", dijo entonces. "Escribo a mano. Y no quiero que me impongan el estar siempre disponible. Si me buscan pueden llamarme por teléfono y dejar un mensaje en el contestador. Y en cuanto a Internet, creo que me queda poco tiempo de vida y prefiero invertirlo en aprender más sobre las personas que sobre las cosas". En aquella entrevista, que se desarrolló en su barrio, el Upper West Side de Manhattan, relataba también su forma de enfrentarse a las películas: "Hay muy buenas historias que contar relacionadas con el lado oscuro del ser humano. Y si creas razones que justifiquen las decisiones de los personajes, te sale una buena película".


En esa búsqueda constante del lado oscuro, no dejó títere con cabeza. Network. Un mundo implacable (1976), con Robert Duvall, Faye Dunaway y William Holden, es todavía uno de los retratos más devastadores que se han hecho del mundo de la televisión y se rodó antes de que la telerrealidad asaltase las pantallas. Tarde de perros (1975), con un Al Pacino para algunos sobreactuado, describe la historia de un perdedor que asalta un banco para que su pareja pueda hacerse una operación de cambio de sexo en una sociedad rota en medio de una enorme crisis económica. De nuevo, un tema totalmente contemporáneo.


Sérpico (1973), con Al Pacino otra vez, y La noche cae sobre Manhattan (1996), con Andy García, Ian Holm, James Gandolfini -Toni Soprano antes de entrar en la familia de Nueva Jersey- y Lena Olin son dos títulos impresendibles sobre la corrupción, sobre las grietas en el sistema, en las que personajes idealistas tratan de sobrevivir sin manchas en un mundo que no tiene piedad.
Incluso las películas alimenticias que dominaron sus últimos años (Negocios de familia, Una extraña entre nosotros, El abogado del diablo, A la mañana siguiente, hasta el remake de Gloria) tienen ritmo y suspense, una factura más que correcta y, sobre todo, siempre dejan escapar ese sentido social, ese compromiso que dominó todo su cine. En su obituario, The New York Times recuerda una frase de Lumet: "Aunque el objetivo de todas las películas es entretener, el tipo de cine en el que creo va más allá. Obliga al espectador a enfrentarse a su propia conciencia, a estimular su inteligencia".
Resulta difícil elegir un solo título de Lumet (más allá de Doce hombres sin piedad), pero quizás El prestamista (1964) sea su filme más completo y devastador. Relata la historia del dueño de una tienda de empeños, interpretado por Rod Steiger, en el barrio neoyorquino de Harlem. Es un superviviente del Holocausto, un hombre que ha perdido la confianza en los seres humanos, que se enfrenta a profundas contradicciones que le provoca su oficio. Es una película sobre la justicia y la injusticia, sobre la soledad, sobre la solidaridad y el egoísmo. Es, al final, un filme sobre los abismos de la humanidad. Como todo el cine de Lumet.

Liz Taylor hasta la última escena. - El País, es - link (aqui)





Salió al escenario en una silla de ruedas que alguien empujó hasta el centro. Su cuerpo parecía haberse reducido, era el cuerpo de la mujer que había superado una operación cerebral, múltiples complicaciones en la espalda, una larga historia de adicciones, una neumonía que casi acaba con ella, una vida intensa, tanto como para que la hubieran podido disfrutar y sufrir varias personas. Pero la mirada poseía una intensidad inalterada; sus ojos, jamás empequeñecidos por el paso del tiempo, desprendían el mismo brillo; la sonrisa parecía decir: aquí no ha pasado nada. Fue su última aparición en un acto benéfico para la investigación del sida. Tras el aplauso con el que se la recibió, la dama se puso seria y empezó a contar cuántas personas mueren en el mundo cada hora por este virus. De pronto, se quedó callada y dijo algo inesperado: "Se me han olvidado las gafas". El público entonces se puso en pie. Había hablado la Elizabeth Taylor de siempre, la mujer que hizo del error y la excelencia su propio estilo o, como decía una columnista del New York Times, del buen gusto y el mal gusto algo irrelevante, puesto que el espectador acababa borrando siempre su peculiar indumentaria para ver solo a la diva, cuya personalidad sobresalía a cualquier brillo exagerado. Animada por los aplausos, Taylor se irguió un momento para lanzar uno de esos gritos vaqueros un poco ordinarios que animan a comenzar la fiesta. "Sí, soy vulgar", dijo en una ocasión coqueteando con el público. "Pero si no lo fuera, ¿me querríais?".

El amor de su vida

Se casó dos veces con Richard Burton, con el que mantuvo una relación tormentosa, con alcohol, celos y apasionadas reconciliaciones.- GTRESONLINE

Los periódicos americanos han despedido a la actriz con un despliegue generoso de información sobre su vida y sus películas. Son conscientes de que diciendo adiós a Elizabeth Taylor se cierra una etapa, caduca una manera de ser estrella en el mundo del cine. Taylor, su presencia, todavía servía para toda esa retórica sobre la pantalla grande y esa oscuridad reverenciada en la que se educaron sentimental y sexualmente varias generaciones. Taylor, exponente del cine como arte, pero también como gran industria, de ese cine que fue el mejor embajador cultural del imperio durante décadas.
Una de las bellezas más impactantes del gran momento del cine americano había nacido en Inglaterra. Hija de Francis Taylor, un tímido galerista de arte, y de Sara Sothern, una exactriz de gran temperamento que vio cumplido su sueño a través de su hija, la pequeña Liz se crió con acento británico, algo que, cuando sus padres se trasladaron a Los Ángeles previendo que se avecinaba el desastre de la guerra, le sirvió para ser elegida como protagonista de National Velvet. Poseía el acento british que supuestamente debía tener la pequeña amazona. En todas y cada una de las semblanzas que en estos días se han escrito sobre ella no faltaba jamás una referencia a su corta estatura, 1,63 metros. Una altura estándar para una española, pero que en EE UU se convertía en una peculiaridad reseñable; un físico que describía con ácido humor el hombre con el que vivió su romance más tórrido, Richard Burton: "Considerar a Elizabeth la mujer más bella del mundo es un sinsentido. Tiene unos ojos maravillosos, de acuerdo, pero también papada, un pecho excesivo y es corta de piernas". Aun así, Burton estuvo tan loco por ella como para ser su marido en dos ocasiones y haber dejado abierta la posibilidad de una tercera, decía Taylor, si el actor no hubiera muerto a los 58 años.
La maravilla de la vida y la carrera de Taylor es que su crecimiento, madurez y vejez estuvieron a la vista del público tanto fuera como dentro de la pantalla. Tuvo la habilidad de atravesar la adolescencia sin sufrir una de esas raras transformaciones físicas que dificultan el paso de niña actriz a actriz adulta. Elizabeth fue ella misma desde siempre: su cara apenas cambió de las películas de Lassie a las de El padre de la novia, y con tan solo 19 años se vio protagonizando Un lugar en el sol, junto a Montgomery Clift: "La primera vez", recordaba, "que consideré que estaba actuando en mi vida". También la primera vez que la crítica elogió su trabajo después de nueve años interpretando los papelillos de chavala encantadora a los que le obligaba la Metro Goldwyn Meyer.
Este nacimiento real como actriz tiene un paralelismo en su vida privada. Liz se casó por vez primera a los 19 años, y desde ese momento no dejó de hacerlo hasta casi el final de sus días. Ocho matrimonios y siete hombres. Un afán algo moralista por formalizar las relaciones o por intentarlo seriamente de nuevo que le valió el apelativo de serial wife (esposa en serie). No fue mujer de amantes, sino de maridos. Una excentricidad que multiplicaba el interés del público hacia su persona. De alguna manera, la gente que la maldecía por unos vaivenes sentimentales singulares hubiera deseado a muerte llevar la vida que ella disfrutaba. "Mis problemas empezaron", solía decir, "porque tenía un cuerpo de mujer y emociones de niña". Y así fue, sospecho, hasta ese último tercer acto en el que tenía cuerpo de anciana y emociones infantiles.
Las películas se fueron sucediendo tal y como se sucedieron los maridos y esos amigos íntimos a los que ella sí que sabría ser fiel. Cuando estaba rodando junto a Paul Newman La gata sobre el tejado de zinc recibió el impacto de la muerte de su tercer marido, el productor Mike Todd, del que acaba de tener una hija. Él fue, junto a Richard Burton, uno de los hombres de su vida. "He sido siempre afortunada", decía recordándolo. "Todo me fue dado, belleza, fama, riqueza, honores y amor. Pero he pagado esa fortuna con desastres: serias enfermedades, pérdidas, adicciones destructivas, matrimonios rotos".
No representa, sin embargo, a ese tipo de figura trágica que encarnaron otras grandes estrellas. No es Marilyn Monroe; tampoco Judy Garland. Mientras el alcohol, las drogas o los desengaños amorosos cercenaron la existencia de otras actrices de su tiempo, Elizabeth Taylor representó a la perfección el paradigma de una vida deseable, la de quien hace exactamente lo que desea sin importarle demasiado el juicio ajeno; la opinión de un público que la criticó duramente cuando le robó el marido a la muy querida por los americanos Debbie Reynolds. Ese capítulo, por cierto, del más puro cotilleo hollywoodiense, era narrado por la hija de Reynolds, Eddie Fisher (la princesa de la saga de La guerra de las galaxias), en un monólogo teatral en Broadway.
La vida a la vista de todos, sin que por ello, y suena paradójico, la actriz se quejara de una intromisión en su vida privada, porque siempre dio la impresión de que era imposible vulnerar su verdadera intimidad. Fue madre de cuatro hijos, que la acompañaron en los momentos de su muerte, e hizo compatible su arrebatadora sensualidad con una devoción especial hacia los niños. También hacia los perros. Una de sus más costosas extravagancias consistió en pagarles a sus mascotas la estancia en un barco en el Támesis mientras ella rodaba. Era la única manera de tener cerca a sus animalitos, que no habían pasado la necesaria cuarentena para pisar suelo londinense.
El público la seguía en sus trabajos y también en su vida, como si fuera otro de los papeles que le hubieran sido asignados. Vida de derroche, de excesos. Y para culminarla, ningún compañero más adecuado que el actor Richard Burton. La estrella de Hollywood y la quintaesencia del actor clásico. Los dos, unidos por Mankiewicz, en aquella Roma en la que rodaron Cleopatra, donde no era difícil, cuentan, encontrar en una trattoria a una Liz Taylor maquillada para el papel, con pantalones pirata, bebiendo hasta no tenerse en pie y besándose con Burton. A pesar de que en aquel momento los dos aún permanecían casados con sus anteriores parejas, no se escondieron. No parecía que les preocupara demasiado que los compañeros de rodaje tuvieran que esperar a que ellos terminaran uno de esos encuentros sexuales de los que a base de gritos, gemidos y jadeos hicieron partícipe a todo el equipo. De la misma forma que la prensa ha contraído los nombres de Angelina Jolie y Brad Pitt para que terminaran siendo esa marca denominada Brangelina, Liz y Richard fueron bautizados como Dickenliz.Burton la cubrió de joyas. Provocó el estallido de una de sus más costosas adicciones. La única compulsión que mostraba con orgullo, llegando a publicar incluso un libro en 2002 sobre ese peculiar coleccionismo: Mi historia de amor con las joyas. De otra de sus compulsiones, la comida, escribió otro libro, en el que hablaba de su lucha por adelgazar. De la más peligrosa, el alcohol y las pastillas, habló muchas veces en entrevistas. No había tema tabú. No se arredraba ante la curiosidad de la prensa. A las preguntas indiscretas contestaba sin perder la calma y eligiendo siempre algo tremendo o extravagante que no le importaba compartir. Con sinceridad, pero sin desgarro, con sentido del humor.
Fue, sin duda, su particular sentido del humor, cachondo, atrevido, no exento de tacos, lo cual no es tan corriente en Estados Unidos, lo que la convirtió en icono de la comunidad gay. Las joyas, los cardados, el exceso, el estilo desmesurado que fue transformando poco a poco a la chica bien en una mujer mundana. Desde muy pronto sintió una devoción especial por sus compañeros diferentes: Monty Clift, James Dean o Rock Hudson, al que besó en los labios públicamente en un momento en el que había tanta gente que no se atrevía ni a tender la mano a un enfermo de sida. Ese acto simbólico, cargado de humanidad y de compasión, la alzó como heroína para un grupo que tantas bajas sufrió en los años ochenta. Eso y convertir la lucha contra la enfermedad en una cuestión personal. Apadrinó la causa, recaudó fondos para la investigación, contribuyó a que el estigma que ha envuelto ese mal comenzara a ser derribado. Fue recompensada por ello. Si bien ganó dos oscars por su trabajo en el cine, la Academia quiso premiarla también por su labor humanitaria. La comunidad gay la veneró.
Mientras que los actores en estos días contribuyen a las buenas causas interpretando su apoyo con una cara de tragedia, Elizabeth Taylor, tan excesiva en su estilo, jamás perdió la sonrisa. Era célebre por haber aparecido en el Senado, en actos de recaudación de fondos, en festivales para homenajear a los enfermos, luciendo en el escote un imponente collar de esmeraldas. Por ejemplo. Y eso hacía más auténtica su presencia.
La encantadora niña de Lassie; la joven de Un lugar en el sol con la que, como dijo el director George Stevens, hubiera querido casarse cualquier chico americano; la desgarrada mujer madura que interpretó en ¿Quién teme a Virginia Woolf?, todas ellas tenían algo de esa mujer real que fue Elizabeth Taylor. No se plegaba a los personajes, hacía que los personajes se parecieran a ella. Incluso el malo de Truman Capote, siempre preparado para denigrar de alguna manera a sus retratados, se rindió ante su presencia. Comenzó describiendo a una mujer de gran cabeza, desmesurada para su estatura, y terminó escribiendo sobre sus encantos: "El rostro, con esos ojos lilas, es el sueño de un presidiario, la fantasía de una secretaria: irreal, difícil de alcanzar; pero al mismo tiempo es una mujer tímida, vulnerable, muy humana".
Los ojos, esos ojos a los que no restaban protagonismo ni las joyas, ni los cardados imposibles, ni la nada discreta pintura, ni el pecho generoso que se alzaba sobre el escote; los ojos, que no eran violetas, sino de un azul intenso, fueron los mismos siempre en esa vida a la vista del gran público que fue narrada desde los 10 años hasta los 79, sin que ella dejara de ser tozudamente ella misma. Esos ojos narrarán siempre la historia del cine; también la historia de una mujer que supo conservar su brillo hasta la última escena.

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